La Philosophie
« La sagesse dit que je ne suis rien. L’amour dit que je suis tout. Et entre ces deux, ma vie s’écoule. »
Cette citation a été le début de tout pour moi.
C’est drôle comme j’y reviens toujours. Chaque fois que je la relis, son sens s’approfondit. La réflexion devient plus claire. J’ai l’impression qu’elle me guide doucement vers l’endroit où je suis censée aller.
Certains jours, c’est difficile d’être simplement n’importe où.
Parfois, il est tellement inconfortable d’être dans sa propre peau qu’on fait tout pour se distraire. On reste occupé. On remplit nos journées de tâches, de routines et d’activité constante pour ne pas avoir à rester avec l’inconfort silencieux de ne pas se sentir en contrôle.
Lentement—presque sans s’en rendre compte—on commence à perdre des morceaux de soi.
Notre calme.
Notre sang-froid.
Notre liberté.
Et puis, de temps en temps, on a une journée de remise à zéro.
On bouge notre corps.
On mange des aliments nourrissants.
On s’étire.
On relâche les épaules et on libère la tension installée dans le bas du dos.
Pendant un instant, on se sent à nouveau bien.
Mais souvent, le cycle recommence. Sous tout cela, il peut y avoir une solitude silencieuse—celle qui naît quand on se déconnecte de son propre battement de cœur, du rythme qui vit en nous. Quand on perd ce contact, même respirer peut commencer à devenir difficile.
Pour moi, la course a été la première chose qui a changé cela.
Un matin d’hiver, je suis allée courir. Et, lentement, respirer a recommencé à sembler plus facile.
Cela arrive lentement—puis tout à coup.
J’ai commencé à remarquer, dans mon propre corps, à quel point le mouvement pouvait être profondément thérapeutique. Ce n’était plus une question d’avoir une certaine apparence ou de poursuivre un corps « fit ». C’est devenu quelque chose de bien plus profond.
Le mouvement est devenu une façon de respirer à nouveau.
Une façon de m’autoriser à être en vie—et à en profiter.
Grâce au mouvement, j’ai commencé à m’autoriser à être vue sans honte, et à vivre sans culpabilité. À chaque pas, j’ai reconstruit une forme de confiance—cette compréhension tranquille que, par mes actions, j’ai mon mot à dire sur la façon dont ma vie se déploie.
Ce sentiment, c’était la liberté.
Et n’est-ce pas le but ?
La liberté.
Mais la liberté n’arrive pas par accident. Elle demande de la force pour la soutenir. Un corps fort. Un esprit confiant. Un cœur stable et posé.
Et puis, un jour—après bien, bien des pas—je suis devenue coach.
Personne n’est parfait. Tout le monde fera des erreurs, autant sur le plan personnel que professionnel. Mais ce qui unit véritablement les gens, c’est la connexion. Le lien qui se crée quand on veut sincèrement ce qu’il y a de mieux pour l’autre.
Chaque fois que vous partagez une sagesse, vous devenez un tremplin dans le parcours de quelqu’un d’autre. Vous devenez un petit coin sur son chemin avant qu’il continue d’avancer. D’une certaine manière, vous aidez à façonner la manière dont il traverse le monde—plus gentil, plus fort, plus confiant, plus lui-même.
Et peut-être que c’est là le point.
Rendre nos petits coins du monde plus colorés.
Plus joyeux.
Plus connectés.
Chaque connexion crée une onde. Quand on fait en sorte que les gens se sentent vus—vraiment vus—on leur renvoie quelque chose. Par notre présence, nos mots et nos actions, on leur rappelle qu’ils ont de la valeur. Qu’ils sont importants. Qu’ils sont suffisants.
Si nous traversions tous le monde comme ça, peut-être que ce serait ça, le point.
L’amour.
Et c’est pourquoi Root to Rise existe.
Parce que le mouvement nous reconnecte à nous-mêmes.
Parce que la connexion change notre façon de vivre.
Et parce que lorsque les gens se sentent forts dans leur corps, clairs dans leur esprit et stables dans leur cœur—
ils sont libres.